Le salar d'Uyuni
Le voyage autour du monde de Ben, Sylvette et Zian
en vélo, en famille, en sourire ...
L'aventure est revenue
Juillet 08 - Juillet 09
Notre bilan carbone
Des liaisons que chacun sait polluantes et pour les écolos dans l'âme que nous sommes, voilà une bien mauvaise nouvelle. Comment réussir un tel voyage sans polluer exagérément notre belle planète ? Voici une question que nous avons pris en compte pour que notre voyage soit une réussite éthique.

De retour de notre aventure et grâce à la très sympathique collaboration avec le Geste environnemental, nous sommes capables de vous présenter le bilan carbone de notre aventure. Compte tenu du nombre de kilomètres réalisés en avion, la conclusion de ce bilan est que nous avons consommés plus qu'un français moyen mais pas énormément plus : 22,5%. Je vous laisse découvrir l'ensemble de ce bilan dans le fichier ci-dessous :

Notre action envers la planète
Comment avons-nous dans notre vie quotidienne de voyageur chercher à réduire nos dégagements de CO2 et tout simplement à être respectueux de notre planète ? Comment pouvons-nous lorsque nous sommes sédentaires améliorer simplement et sans bouleverser notre quotidien améliorer la santé de notre bonne vieille Terre ? Voyons notre action planète aux travers de quelques items et la manière dont ces problématiques sont traitées dans les différents pays que nous avons traversés.
-------------------------------------------------------
L'énergie
Les transports
Les gaz à effets de serre
La gestion de l'eau
La production de déchets et leur devenir
Consommation et surconsommation
-------------------------------------------------------
L'énergie
Quels sont nos besoins en énergie au quotidien ?
Bien que nomades sur les routes du monde, nous trimbalons quelques équipements électriques (ordinateur, appareils photos, lampes frontales) nécessitant de l'électricité.

Mis à part dans des pays comme la Mongolie, il est très facile de trouver des prises électriques sous réserve d'avoir un adaptateur. Nous avons donc fait le choix de ne pas nous équiper de capteurs solaires.

Pour faire fonctionner notre réchaud, nous utilisons soit du pétrole, soit du gaz. Ces besoins sont assez limités car la plupart du temps nous mangeons un repas froid le midi et ne faisons chauffer que de l'eau le soir. Lorsque nous sommes dans des structures comme les campings ou les pensions, nous utilisons les équipements mis à disposition. Cela à l'avantage d'améliorer nos repas !

Nous nous lavons à l'eau chaude uniquement lorsque nous avons accès à une douche. C'est tout de même agréable ! Le reste du temps nous nous lavons à l'eau froide. On a testé pour vous : l'eau froide revigore ! Il nous est arrivé quelquefois de chauffer un peu d'eau pour la toilette de Zian.

La chaleur que nous dégageons combiné à des vêtements de qualité et une tente efficace nous permet d'être au chaud même lorsqu'il neige dehors comme cela a été parfois le cas en Mongolie et Nouvelle-Zélande. Cependant, notre voyage a été planifié afin de suivre le beau temps et ainsi limiter les périodes froides. Durant notre année nous n'avons donc pas consommer de chauffage.

Le reste de nos besoins en énergie se trouve dans les aliments pour faire avancer nos gambettes. Pas difficile donc de deviner que nous mangeons souvent des pâtes !

Dans l'ensemble, nos besoins énergétiques sont limités.
Quid des nomades rencontrés ?
Dans la steppe mongole, les sources d'énergie sont : le bois et la bouse pour le chauffage, le carburant pour se ramener des vivres en voiture et un panneau solaire pour regarder la télévision ! Les mongoles ont donc des besoins énergétiques faibles et une bonne partie de ces besoins sont remplis avec des énergies renouvelables : bouse de vache/yak/cheval et le solaire.
Les transports
Nos différents moyens de transport
60.000 kilomètres de liaison aérienne, 500 kilomètres en voiture, 800 kilomètres de bateau, 900 kilomètres de bus, 1.200 kilomètres en train... et 12.000 km de vélo sur les routes du monde.

Au quotidien, notre moyen de transport est donc la bicyclette. Un moyen de transport propre, agréable et qui permet de garder la forme. Un moyen de transport que nous utilisions très souvent également avant notre voyage puisque effectuions nos trajets domicile-travail-nourrice avec ce moyen de transport.

Pourquoi ne pas nous emboîter le pas et faire vos déplacements quotidiens en vélo.
Quelques conseils pour que vos trajets en vélo soient agréables
Vous pensez peut-être qu'il pleut trop souvent pour que vous puissiez utiliser le vélo. Rassurez-vous, même si le ciel est trop souvent gris à votre goût, il ne pleut pas tant que cela en France.

Ainsi grâce au vélo, vous serez toujours à l'heure à vos rendez-vous (au revoir les bouchons !) et vous serez en pleine forme !
Les gaz à effets de serre
Les gaz à effets de serre ont fait la une des journaux il y a quelques années puis sont tombés dans l'oubli. Pourtant leur production ne cesse de croître. Ils sont responsables du réchauffement de la planète qui se traduit par la fonte des glaciers, l'augmentation du niveau de la mer, des modifications des éco-systèmes et des perturbations de la faune et de la flore.

Pour les français, cela passe presque inaperçu. A peine un autocollant sur les réfrigérateurs et les congélateurs pour indiquer qu'ils sont exempts de CFC dans les circuits de refroidissement.

En revanche, la réalité peut être dramatique ailleurs et notamment en Australie. Le cancer de la peau fait des ravages et dans beaucoup de pays de l'hémisphère sud où nous sommes allés le soleil brûle rapidement la peau (Australie, Nouvelle-Zélande, Polynésie). La raison à cela est le trou de la couche d'ozone généré par ces gaz.
La gestion de l'eau
L'eau nécessaire à la vie
Chaque jour nous avons besoin de nous approvisionner d'environ 10 litres d'eau : 6 litres d'eau potable pour boire, 2 litres pour cuisiner et 2 litres pour se laver. Dans certains pays, trouver de l'eau est vite devenu un leitmotiv comme en Mongolie : un vaste pays avec des cours d'eau à sec et une faible densité de population.

D'ailleurs dans ce pays, les nomades nous ont beaucoup appris sur une utilisation parcimonieuse de l'eau. En Australie et en Polynésie, nous avons souvent vu des maisons éparses dont l'approvisionnement en eau était de l'eau de pluie récupérée dans d'énormes citernes.

Selon les pays, nous utilisions pour nous abreuver de l'eau minérale ou de l'eau du robinet. Pour nous laver, lorsque nous n'avions pas accès à une douche, nous utilisions plutôt l'eau de la rivière en faisant attention de ne pas rejeter l'eau usagée trop près de la berge. Nous utilisons un savon neutre pour l'environnement pour le corps et les vêtements et lavons notre vaisselle sans utiliser de détergeant.
Préserver les ressources en eau potable
Réduire notre consommation d'eau potable :
Ne pas polluer les réserves en eau : nappe phréatique mais également les cours d'eau et les mers et océans... l'eau potable n'arrive pas aux robinets par l'opération du Saint Esprit comme dirait ma grand mère !
La production de déchets et leur devenir
Comment avons nous gérer la problématique des déchets
Pour réduire nos déchets, nous privilégions autant que possible (selon les magasins et notre capacité de stockage) les gros conditionnement même si ce n'est pas toujours très pratique (tenir fermé un sac de riz de 10 kg !).

Nous utilisons des couches lavables pour langer notre enfant. Un moyen écologique (économie de 1,5 tonne de déchet par enfant), économique (un lot de 20 couches coûte l'équivalent d'une année de couche jetable et est réutilisable pour les frères et soeurs !) et dermatologique (pas de problème d'allergie dûs aux gels absorbeurs de pipis et anti-odeur). Et en voyage c'est beaucoup plus pratique d'avoir son stock de couches avec soi plutôt que de courir les magasins ! D'autant plus que dans certains pays, les couches ne se trouvent pas facilement et de fait coûte très cher.

Nous lavions ces couches avec l'eau des rivières et un savon neutre pour l'environnement. Pour le séchage, nous avons installé un fil à linge à l'arrière de la chariotte. Si nous pédalons suffisamment vite, les couches sont vite sèches... dans ce domaine, le vent est plus efficace !

S'il nous aurait été pratique de jeter nos détritus, cela va à l'encontre de notre éthique de vie. Aussi nous installons un sac en plastique à l'arrière de la chariotte pour les déchets non recyclables. Les déchets recyclables prennent place à l'intérieur de la chariotte. Nous vidons ainsi tous nos détritus, même le papier toilette usagé, dans des containers appropriés.

Si aucun système de collecte des déchets est mis en place en Mongolie, d'autres pays comme la Corée du Sud, l'Australie ou la Nouvelle-Zélande trient leurs déchets en séparant bien plus qu'en France les différents détritus.
Comment améliorer la gestion des déchets en France
Comme notre système de ramassage des déchets fonctionne et comme la société dans laquelle nous vivons est tournée vers la consommation, voire la surconsommation, une partie des français n'a pas forcément conscience de l'impact de leurs gestes sur l'environnement. Un sac en plastique met 500 ans à se dégrader et une canette en métal met 100 ans. Une majeure partie des déchets collectés est tout simplement entreposé au sol dans des déchetteries en attendant qu'ils se dégradent naturellement. cela prend du temps et incommode les riverains de ces lieux de stockage. La réduction de l'impact de l'homme sur la planète passe forcément par une limitation des déchets. Des actions simples peuvent y conduire.
Quelque soit la manière dont un déchet est traité, un déchet est un déchet ! La meilleure façon de prendre soin de la planète est donc de limiter sa production de déchets : bannir les produits en petits conditionnements, éviter le gâchis de nourriture, faire des achats raisonnables, éviter la surconsommation, réduire l'utilisation de produits jetables, adopter les couches lavables pour langer les petits !
Trier ses déchets en utilisant les poubelles appropriées. D'autres circuits de collecte existent comme par exemple :
*** Plus facile à imaginer pour les habitants des maisons avec jardin, il est cependant possible de trouver des composteurs d'appartement que l'on peut mettre dans une cour extérieure. Plus qu'à ensuite trouver un jardinier intéressé par votre engrais naturel !
Du papier au pull en laine polaire en passant par les bouteilles en verre, l'industrie du produit en matière recyclée est disponible en magasin. Ouvrez l'oeil !
Consommation et surconsommation
La consommation du voyageur
En voyageant à vélo, chaque kilogramme superflu se fait sentir. Aussi nous avons choisi notre matériel en fonction de nos besoins strictement. Notre vie au quotidien est donc assez rustique et nous avons très peu de confort.

S'il serait parfois tentant d'acquérir des petites choses pour améliorer notre quotidien, le poids nous fait tout de suite frémir ! Nous nous en tenons donc souvent au stricte nécessaire : des vivres, de l'eau, etc. Nous ne connaissons donc pas le plaisir de la consommation ...

Nous ne sommes pas non plus austères, nos bagages ont pris un peu de poids comme notamment l'achat d'une poussette de poupée pour Zian ou des petites voitures. Mais le voir jouer ainsi avec ces nouveaux jouets et tellement réjouissant !

Pour nous, adultes, nous sommes très contents lorsque nous avons accès à une douche et pouvons dormir dans un lit bien chaud. Voilà une manière de s'apercevoir des petits bonheurs simples de la vie !
Sur-consommation : un plaisir pas anodin
Il suffit d'aller dans les rues commerçantes ou les centres commerciaux un samedi après-midi pour comprendre l'importance du shopping pour beaucoup d'occidentaux. Voir de nouveaux produits, acheter une nouvelle tenue, etc. c'est de la consommation, parfois même pour certains de la surconsommation.

En Corée, l'idée de consommation est autre, surtout à Séoul, la capitale du capitalisme ! Ici tout s'achète et tout se vend. De banales rues ressemblent à des immeubles de boutiques et des pancartes publicitaires recouvrent les bâtiments. Les coréens aiment visiter ces magasins, acheter, consommer. Mais de la consommation à la surconsommation, il n'y a qu'un petit pas.

Beaucoup de coréens, du fait de leurs horaires de travail à rallonge, mangent à l'extérieur : restaurant ou vente à emporter et lorsqu'ils sont chez eux, utilisent des produits en petits conditionnement (style pâte chinoise) et de la vaisselle jetable. Exception faite du riz largement consommé et donc acheté en sac de 10 kg ! Pour nous, français, cela s'apparente plus à de la sur-consommation ! Comme quoi tout est relatif !

En Mongolie, en revanche, les magasins sont rares, sauf à la capitale, et c'est souvent les cantines (guantz) qui font office d'épicerie. De notre point de vue, la surconsommation des mongoles se traduit dans les bonbons et gâteaux !

Mais si la consommation fait vivre l'économie, ses effets directs ne sont pas anodins : usines de production, transport sur des distances souvent très longues (ère du made in china), production de déchets, etc. Et notre planète doit digérer les reliquats de tout cela.

Un équilibre est donc à trouver entre la consommation, le confort et le superflu :